Michael Jackson, signes et synchronicités (1/2)

Dernière mise à jour : sept. 1

Michael Jackson, 12 ans au fil de ta voix #13


"Le parfum de l'âme, c'est le souvenir. C'est la partie la plus délicate, la plus suave du cœur, qui se détache pour embrasser un autre cœur et le suivre partout. L'affection d'un absent n'est plus qu'un parfum, mais qu'il est doux." George Sand


Je vous ai parlé de ces événements qui me sont arrivés d'une manière totalement incroyable: je vous ai parlé de la synchronisation de mon appel téléphonique avec la venue de Bruce ; je vous ai parlé de cette intuition subite pendant une cérémonie avec ce 7 qui était planté au-dessus de ma tête au fronton de la chapelle alors que je m’interrogeais tout à coup sur la possibilité de faire une thèse sur lui et qui m’a inspiré d’oser appeler l’Université le lendemain. Il y aurait plein de détails au quotidien que je pourrais vous raconter… Certains peuvent paraître si anecdotiques pour moi comme pour vous, que beaucoup d’entre nous n'osent même pas en parler, de peur du ridicule : en effet, qui n'a pas eu la surprise, en rentrant dans sa voiture, de tomber sur une chanson de Michael à un moment ou il ou elle pensait à lui ? De se trouver face à une plaque d'immatriculation sur laquelle il était noté 777-MJ alors qu'on se posait une question existentielle en espérant trouver une réponse ? et j'en passe…


Je voudrais encore revenir sur deux événements qui, au fil de mon parcours, m'ont beaucoup marquée. Les deux se sont passés à Nice, l’un en 2010, l’autre en 2011. J'avais appris la passion de Michael pour le parfum, et les parfums chers en particulier. Je ne m'y étais moi-même jamais intéressée, n'ayant pas le budget et ne voyant pas l'intérêt de payer des parfums onéreux quand des eaux de toilette standard faisaient tout à fait l'affaire. J’avais donc noté la liste des parfums avec lesquels il imprégnait ses vêtements, faisait rincer son linge, faisait parfumer les pièces où il se trouvait ou dont il s’imbibait tout simplement, car, à force d’en mettre, il ne sentait plus, comme tout un chacun dans cette situation, et y allait à grosses doses. Un tel, il l’avait porté pendant 30 ans. Un bon vieux parfum français qui sentait, je trouve « la vieille bourgeoisie », un autre, plus épicé, qu’il avait porté pendant les répétitions de This Is It en particulier, un autre, qui servait pour son linge, d’autres plus occasionnels… J'ai appris, grâce à lui, ce que représentait le parfum... Un prolongement de soi. Une forme d'aura, rendue sensible... Une présence qui vous survit quand vous n'êtes plus là... Un fragment d'âme, qui en dit long sur vous, par ses fragrances, épicées ou sucrées, entêtantes ou légères...

Je suis entrée dans une grande enseigne de Nice pour m’enquérir de leurs effluves mythiques… 😊



Je pensais faire passer cela pour un cadeau pour mon mari, qui m’accompagnait… Ce n'était pas de chance, il ne s'agissait que de parfums féminins ! Sacré Michael, fallait-il s’en étonner ? Encore cette volonté de ne rien cloisonner... Durant ma visite de ce magasin, mon oreille a tout à coup été interpellée par une musique familière... Les haut-parleurs du magasin se sont mis à diffuser une reprise que je n’avais encore jamais entendue, sur un mode salsa, de « Man in the Mirror ». Déjà là, j'ai été saisie… C’était cocasse !


Comme je ne trouvais pas le vieux parfum français qu'il utilisait soi-disant depuis plus de 30 ans, j'ai interpellé une vendeuse pour lui demander si elle en avait. Elle m'a expliqué que ce parfum n'était plus fabriqué depuis 10 ans mais qu'elle allait tout de même voir en stock s’il ne lui en restait pas. J'ai donc attendu quelques longues minutes en écoutant avec le sourire cette reprise musicale qui semblait me faire signe... Mais quelle n'a pas été ma surprise lorsque la vendeuse est revenue en me disant : « Est-ce que vous nous l'aviez commandé il y a quelques temps ? » Je lui ai répondu que non, ce n’était pas moi. Elle m'a donc expliqué qu'il lui en restait un flacon en stock, qui avait été commandé il y a quelques mois par une personne qui n'était jamais venu le chercher… Elle était sur le point de le retourner au fournisseur. Elle allait donc me le vendre. Incroyable ! J’étais sidérée…


J'allais retrouver ce même parfum quelques semaines plus tard à New York sur la 42e avenue, dans une parfumerie Duty Free… Il était en vitrine, et là encore, quand j'ai demandé au vendeur s'il en avait plusieurs flacons, il m'a dit que c'était le dernier, que ce parfum n’existait plus depuis 10 ans. Anecdotique, vous me direz… Mais quand même incroyable, tout cela, non ?


Alors pourquoi l’Univers s’embêterait dans ces détails ?… Une chanson à la radio, un parfum qui vous attend, un chiffre fétiche qui apparaît, une heure, sur votre montre, 7h07… Je ne sais pas. Je suis un être humain, comme vous, comme lui. Mais je sais combien ces points de conjonction font du bien. Combien ils donnent de l’espoir. Combien ils ouvrent grand une fleur dans la poitrine et vous donnent tout à coup l'impression de respirer, d'ouvrir grands vos poumons, d'alléger votre cœur... Combien ils semblent indiquer une route, une présence, une connexion. Combien vouloir « prouver » à tout prix, scientifiquement, qu’ils ont un sens ou non, une origine ou non, « fatigue » (pour reprendre les termes de Braque que je citais dans un précédent post) leur valeur totalement inexplicable... Qu’on les perçoive et les trouve parce qu’on les cherche absolument, que ce soit notre imprégnation du moment qui nous donne une telle lecture, peu importe finalement. Tout cela n’est pas totalement vrai non plus. Ce n’est pas parce que je veux voir apparaître un hélicoptère dans mon salon ou un crocodile dans ma baignoire que cela va arriver, même si je me concentre très fort… Ni qu’une samare d’érable (vous savez ces petites feuilles qui tombent en tournoyant comme des hélices) va tomber sur ma fenêtre ou que mon sac à main (même s’il n’est pas un croco) aura été oublié dans ma salle de bain… Alors quoi ? Je ne sais pas. C’est comme ça. Mais la suite de cet événement, que je vous raconterai dans mon prochain post, m’a encore plus renversée…